Mémoire écorcée: Solo Show

3 Juin - 30 Juillet 2022
  • La belle mort, 2021

     La belle mort, 2021

  • La mémoire se définit comme un lieu abstrait où l’on conserve et où l’on se rappelle des événements passés et...

    Architecture II, 2022

    La mémoire se définit comme un lieu abstrait où l’on conserve et où l’on se rappelle des événements passés et de ce qui s’y trouve associé. A contrario des choses inanimées, chaque être vivant est doté d’une capacité de souvenir, physique et psychique.

     

    L’écorce, en tant qu’enveloppe d’un arbre, en est la peau. À bien des égards, les arbres nous ressemblent. Leur écorce, comme notre peau, évolue avec le temps. Malléable, elle s’adapte continuellement aux besoins du corps qu’elle protège.

     

    Ce point commun, d’inscrire le temps dans nos chairs et de se construire en fonction de cette mémoire se traduit à travers les marques du temps que sont notamment les cernes qui viennent chaque année apposer les signes du temps qui passe. Semblables à tous les arbres, ils sont propres à chacun d’entre eux. Bien que similaires en apparence, ces êtres vivants demeurent différents dans leur manière d’évoluer, de se développer, de coexister et de perdurer dans le temps. Au XIXème siècle, Bergson traitait déjà de ce qu’il appelait les « deux mémoires » : celle du corps et celle de l’esprit. Pour le philosophe, cette double aptitude permettant de conserver des informations à plus ou moins long terme permet de développer une conscience.

  • À travers l’exposition Mémoire écorcée, il est question d’aborder ces deux notions parallèles mais complémentaires qui se font écho dans la dimension animale du végétal. En jouant sur notre perception des matières, l’artiste met à mal nos souvenirs et ce que nous pensons être vérité, ouvrant ainsi une réflexion quant à la sensibilité des êtres vivants écorchés, aussi figés paraissent-ils.

     

    Venant habiter l’espace de la galerie, la sculpture cohabite avec l’installation, mais aussi avec la photographie, la sérigraphie ou encore la linogravure afin de reconstituer un paysage où tous les êtres vivants sont liés les uns aux autres.

  • Lélia Demoisy Né en 1991 Vit et travaille dans les Yvelines (78) Diplômée des Arts Décoratifs de Paris en 2015...

    Lélia Demoisy

    Né en 1991

    Vit et travaille dans les Yvelines (78) 

     

    Diplômée des Arts Décoratifs de Paris en 2015 en scénographie, Lélia Demoisy  décide de se consacrer aux arts plastiques lorsqu’elle reçoit la bourse “Jeune talent” de la Fondation Mécène & Loire en 2016. En 2014, elle rédige un mémoire d’étude traitant de l’idée de fusion avec la nature et va y joindre le récit d’une expérience personnelle d’immersion en solitaire dans une forêt canadienne en plein hiver. Ces recherches vont profondément la marquer et donner toute la ligne de son travail en tant qu’artiste plasticienne.

     

    Privilégiant les médiums de la sculpture et de l’installation, Lélia Demoisy cherche à étudier notre relation à la nature et au vivant en tant qu’individu en recréant des expériences à vivre. Tout son travail tend à mettre en avant notre rapport corporel à la matière comme une donnée fondamentale de notre rapport au vivant.